Les voyages et la musique

Il y a une liaison indéniable entre les voyages et la musique. On peut parler d’une chanson, ou d’un album comme un voyage, et en tant que musicien professionnel on voyage souvent pour jouer – très important avant de choisir ce métier ! Dernièrement je parlais avec une copine très musicale, qui m’a dit qu’elle tombait toujours malade en voiture. Alors là, il faut dire que la vie de musicien serait particulièrement difficile pour elle… Des fois c’est un vrai défi de s’organiser pour ne rien oublier, d’être à l’heure pour le train / l’avion / le car / la voiture / le bateau, de s’adapter à la nourriture / aux conditions techniques / au lit, de partager un maximum avant, pendant et après le concert, et de repartir le lendemain.

Ambiance de jour à Moscou :)

Ambiance de jour à Moscou 🙂

Ce que j’aime dans les voyages et la musique : les voitures-bars iDTGV festives, les blagues entre membres du groupe, les animaux accompagnateurs qui se font entendre, le paysage qui défile et inspire, les retrouvailles.

Les voyages et la musique  – mes Top 5 :

Moscou, Russie, 1999 : On a traversé les stéréotypes (la vodka, le froid, le chauffeur nommé Boris…) pour découvrir un peuple chaleureux, amoureux de la France.
Des Moines, Iowa, USA, 2005 : Beau concert organisé par une amie de longue date, précédé d’un tour au salon de l’agriculture pour saluer le plus gros porc des Etats-Unis. Public debout (porc allongé) !
Dubrovnik, Croatie, 2006 : Ville-forte magnifique, ensoleillée, avec un joli théâtre et des calamars délicieux.
Nice, 2010 : Le festival est merveilleusement bien organisé, un super exercice pour apprendre à être efficace.
Taïwan, 2012 : Mélange parfait entre un manque total de repères et une prise en main à 150% ! Et une appréciation que je n’ai vue nulle part ailleurs…

J’ai de la chance. Si on ne compte pas les frites, les deux choses que je préfère au monde sont…les voyages et la musique.

Fin de soirée à Taïpei !

Fin de soirée à Taïpei !

Par |2016-12-22T12:12:40+01:00octobre 22nd, 2013|Voyages|0 commentaire

Une artiste expatriée en France

Aujourd’hui je peux me définir, sans y réfléchir, comme une artiste expatriée en France, une américaine à Paris, une chanteuse, vocaliste de jazz-pop, compositrice, pianiste, guitariste en herbe… Mais le voyage est long, et la destination me semble toujours loin…

Sur le Pont neuf – Photo : Chester Harlan

Sur le Pont neuf – Photo : Chester Harlan

Quand je me suis installée à Paris, il y a une vingtaine d’années, je me suis appuyée sur les leçons apprises à Williams College, une petite université privée dans le Massachusetts. Là-bas on nous enseignait les matières les plus variées avant de nous demander de nous spécialiser dans un sujet, de manière à « apprendre comment apprendre » et cultiver la curiosité et la polyvalence. Ne sachant pas ce que je voulais (ou n’osant pas le dire), je n’imaginais jamais rester aussi longtemps, et devenir une artiste expatriée en France aujourd’hui. Après avoir travaillé 5 ans à Munich et 3 ans et demi dans une maison de disque à Paris, j’ai décidé de tenter le coup de suivre mon rêve de chanter en publique, tout en poursuivant l’activité plus « raisonnable » de la traduction. Par un heureux hasard j’ai intégré en 1997 un atelier d’écriture qui m’a inspirée à écrire des nouvelles en compagnie d’autres expatriées anglophones. Le soutien inconditionnel et la bonne humeur de ce groupe fut essentiel pour me permettre de compléter mes premières œuvres, et aujourd’hui une série de nouvelles issues de nos nombreuses séances est en train de devenir un roman dans lequel il s’agit… d’une artiste expatriée en France !

C’est un immense plaisir, de temps en temps, de croiser d’autres artistes expatriés en France, qu’ils soient américains, italiens, grecs, coréens, chiliens… on se retrouve, on prend un café, on partage les histoires de notre arrivée en Europe, nos premiers pas créatifs, nos défis bureaucratiques, nos couples parfois compliqués quand il s’agit de deux artistes. Et au cœur de nos différents parcours et cultures, nous nous accrochons aux fils conducteurs des artistes expatriés en France : l’expression, le désir d’y arriver malgré tout, la curiosité, la vie.

Par |2016-12-22T12:12:40+01:00octobre 1st, 2013|La vie de tous les jours, Voyages|0 commentaire